Veille juridique copropriété

Semaine du 3 juillet au 10 juillet 2026

7 éléments notables

Bonjour,

Cette semaine est marquée par plusieurs actualités majeures pour le secteur de la copropriété. En premier lieu, le Sénat a adopté le 8 juillet le projet de loi Relance Logement, qui prévoit une réforme significative des règles de vote des travaux de rénovation énergétique en copropriété. Par ailleurs, la Cour de cassation a rendu deux nouveaux arrêts le 9 juillet encadrant les pouvoirs du syndicat secondaire et le timing de désignation du syndic, tandis que les arrêts du 18 juin 2026 continuent de produire leurs effets en matière de recouvrement de charges et de nullités en cascade. Enfin, deux échéances réglementaires majeures approchent à grands pas : la date butoir du 31 juillet 2026 pour la rétrocession des colonnes montantes électriques et le transfert des canalisations de gaz.

1. Droit de la copropriété et métier de syndic

Haute

Projet de loi Relance Logement adopté au Sénat — réforme majeure du vote des travaux en copropriété

Type : Projet de loi en cours d'examen
Date : Adopté en première lecture au Sénat le 8 juillet 2026
Source : Ministère de la Transition écologique · Analyse Me Kohen
Le Sénat a adopté le mercredi 8 juillet 2026, en première lecture et après 40 amendements, le projet de loi visant la Relance et la Décentralisation du Logement. Le texte prévoit notamment de faire passer le vote des travaux de rénovation énergétique d'ampleur en copropriété de la majorité absolue (article 25) à la majorité simple (article 24), calculée sur les seuls votants présents ou représentés. Un amendement sénatorial a également introduit la notion de « confort d'été » dans les critères des plans pluriannuels de travaux (PPT). Le texte doit désormais être examiné par l'Assemblée nationale.
🎯 Impact sur votre gestion

✅ Action concrète : Dès l'entrée en vigueur de la loi (prévisible fin 2026), préparez vos dossiers de rénovation énergétique d'ampleur en anticipant un passage à la majorité simple de l'article 24. Identifiez dès maintenant les copropriétés de votre portefeuille qui pourraient bénéficier de ce nouveau régime de vote, notamment celles dont les projets de rénovation sont actuellement bloqués par l'obtention de la majorité absolue. Établissez un pré-diagnostic technique et financier pour chaque immeuble concerné afin d'être en mesure de convoquer une AG dès la promulgation du texte.

⚠️ Piège à éviter : Ne confondez pas « majorité simple de l'article 24 » (voix des seuls présents et représentés) avec la majorité absolue de l'article 25 (voix de tous les copropriétaires, quel que soit leur présence). Certains syndics peu scrupuleux pourraient être tentés d'utiliser ce nouveau régime pour faire voter rapidement des travaux contestés. Attention : le texte n'est pas encore voté définitivement — il passera par l'Assemblée nationale où son contenu peut être modifié. Ne communiquez pas auprès des copropriétaires comme si la loi était déjà promulguée.

💡 Réflexe ou bonne pratique : Intégrez dès maintenant la notion de « confort d'été » dans vos diagnostics énergétiques et PPT. Le Sénat a introduit cet amendement qui pourrait devenir un critère obligatoire d'évaluation des travaux de rénovation. Anticipez en incluant systématiquement une analyse du confort d'été (protection solaire, ventilation naturelle, matériaux à déphasage thermique) dans vos audits préalables aux travaux.

2. Réglementation de la profession de syndic

Aucune actualité notable cette semaine.

3. Recouvrement et contentieux des impayés

Haute

Cass. 3e civ., 18 juin 2026, n°24-19.950 — le formalisme de la mise en demeure article 19-2 précisé

Type : Jurisprudence — Arrêt publié au Bulletin
Date : 18 juin 2026
Référence : Pourvoi n°24-19.950, 3e chambre civile
Source : Analyse Me Kohen · LBVS Avocats
Par cet arrêt du 18 juin 2026, la Cour de cassation précise que la mise en demeure prévue à l'article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965 doit indiquer avec précision la nature et le montant des provisions réclamées au titre du budget prévisionnel de l'exercice en cours ou des dépenses pour travaux non comprises dans ce budget, à peine d'irrecevabilité de la demande présentée selon la procédure accélérée au fond. Par ailleurs, le syndicat qui entend agir en paiement de charges au titre d'exercices successifs doit justifier d'une mise en demeure distincte par exercice.
🎯 Impact sur votre gestion

✅ Action concrète : Révisez immédiatement vos modèles de mise en demeure article 19-2. Chaque mise en demeure doit désormais mentionner explicitement : (1) la nature des sommes réclamées (provisions sur budget prévisionnel ou dépenses pour travaux), (2) le montant exact dû, (3) l'exercice comptable concerné. Pour les copropriétaires débiteurs sur plusieurs exercices, une mise en demeure distincte par exercice est impérative. Vérifiez la conformité de l'ensemble de vos procédures en cours.

⚠️ Piège à éviter : Une mise en demeure trop vague ou « globale » qui ne distingue pas les exercices successifs expose à une irrecevabilité de la procédure accélérée au fond, vous obligeant à saisir le tribunal judiciaire selon la procédure de droit commun (beaucoup plus longue et coûteuse). L'arrêt du 15 janvier 2026 (également publié au Bulletin) avait déjà posé le principe d'une mise en demeure par exercice. L'arrêt du 18 juin 2026 renforce cette exigence en imposant un contenu précis et circonstancié.

💡 Réflexe ou bonne pratique : Mettez en place un système de suivi des mises en demeure par exercice comptable, avec un modèle standardisé et validé juridiquement. Formez vos gestionnaires à la rédaction de ces actes. Conservez systématiquement une copie de chaque mise en demeure avec accusé de réception. Une bonne pratique consiste à adresser une mise en demeure dès le premier défaut de paiement dans l'exercice, plutôt que d'attendre l'accumulation de plusieurs impayés.

4. Prêts et financements copropriété

Aucune actualité notable cette semaine.

5. Comptabilité de copropriété

Moyenne

Rép. min. Briquet, Sénat, 14 mai 2026, n°7592 — les appels de charges hors champ de la facturation électronique

Type : Réponse ministérielle
Date : 14 mai 2026
Référence : Question n°7592, Sénat
Source : Aequitas
Le ministre répond que les appels de fonds et appels de charges de copropriété ne constituent pas des factures au sens de la réglementation comptable. Ils sont donc exclus du champ de la réforme de la facturation électronique. Aucune obligation de dépôt sur une plateforme agréée ni de transmission électronique via le portail public de facturation. En revanche, lorsque le copropriétaire refacture des charges récupérables à son locataire, la TVA correspondante doit continuer à apparaître pour permettre l'exercice du droit à déduction.
🎯 Impact sur votre gestion

✅ Action concrète : Vous pouvez rassurer les conseils syndicaux et les copropriétaires : les appels de fonds restent des documents simples, sans obligation de passer par une plateforme de facturation électronique. Aucune modification de vos procédures d'appels de charges n'est nécessaire à ce titre. Cette clarification ministérielle met fin à une incertitude qui pesait sur le secteur depuis l'annonce de la réforme de la facturation électronique généralisée.

⚠️ Piège à éviter : Attention à ne pas généraliser cette exclusion à tous les documents émis par le syndicat. Les factures émises par le syndicat dans le cadre d'activités soumises à TVA (location de parties communes, refacturation de travaux avec TVA) restent dans le champ de la réforme. Par ailleurs, la réponse ministérielle Raynal du 23 avril 2026 (n°7434) précise que les charges refacturées au locataire doivent faire apparaître la TVA — ne supprimez pas cette mention sous prétexte que l'appel de fonds initial n'est pas une facture.

💡 Réflexe ou bonne pratique : Classez cette réponse ministérielle dans votre documentation interne et formez vos gestionnaires à distinguer les appels de fonds (hors facturation électronique) des factures avec TVA (soumises à la réforme). Pour les quittances locatives incluant des charges récupérables, maintenez la mention de TVA. Un tableau de bord des différents documents et de leur régime fiscal peut être utile pour éviter les confusions.

6. Fiscalité

Aucune actualité notable cette semaine.

7. Droit social

Aucune actualité notable cette semaine.

8. Indivision, démembrement, succession

Aucune actualité notable cette semaine.

9. Équipements techniques

Aucune actualité notable cette semaine.

10. Normes techniques et construction

Aucune actualité notable cette semaine.

11. Rénovation énergétique

Aucune actualité notable cette semaine. Voir domaine 1 supra pour les mesures du projet de loi Relance Logement relatives au PPT et au confort d'été.

12. Assurances

Aucune actualité notable cette semaine.

13. Copropriétés en difficulté

Aucune actualité notable cette semaine.

14. Meublés de tourisme

Moyenne

QPC n°2025-1186 du 19 mars 2026 — Conseil constitutionnel valide l'interdiction des meublés touristiques à la majorité des deux tiers

Type : Décision QPC — Conseil constitutionnel
Date : 19 mars 2026
Référence : Décision n°2025-1186 QPC
Source : Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel a déclaré conformes à la Constitution les dispositions de la loi du 19 novembre 2024 (loi Le Meur) permettant aux copropriétés dont le règlement comporte une clause d'habitation bourgeoise d'interdire les meublés de tourisme à la majorité des deux tiers (article 26), et non plus à l'unanimité. La QPC a été rejetée sur l'ensemble des griefs (droit de propriété, liberté d'entreprendre). Aucun recours fondé sur l'inconstitutionnalité n'est plus recevable.
🎯 Impact sur votre gestion

✅ Action concrète : Pour les copropriétés dotées d'une clause d'habitation bourgeoise dans leur règlement, vous pouvez désormais proposer en AG une modification du règlement visant à interdire les meublés de tourisme, à la majorité des deux tiers de l'article 26. Cette décision du Conseil constitutionnel est définitive et met fin à tout risque d'inconstitutionnalité. Identifiez dans votre portefeuille les copropriétés concernées et proposez-leur d'inscrire cette question à l'ordre du jour de la prochaine AG.

⚠️ Piège à éviter : Attention : cette faculté n'est ouverte qu'aux copropriétés dont le règlement comporte une clause d'habitation bourgeoise interdisant les activités commerciales. Si le règlement ne contient pas une telle clause, la modification reste soumise à l'unanimité (article 11 de la loi de 1965). Ne laissez pas penser à un conseil syndical que cette décision ouvre un droit général à interdire les Airbnb dans toutes les copropriétés — le champ d'application est limité.

💡 Réflexe ou bonne pratique : Consultez systématiquement le règlement de copropriété avant d'engager une procédure d'interdiction des meublés de tourisme. Vérifiez l'existence et la formulation exacte de la clause d'habitation bourgeoise. Si la clause est absente ou ambiguë, une analyse juridique préalable est recommandée. Documentez votre démarche dans le procès-verbal de CS préparatoire à l'AG.

15. RGPD

Aucune actualité notable cette semaine.

16. Jurisprudence essentielle

Haute

Cass. 3e civ., 9 juillet 2026 — encadrement des pouvoirs du syndicat secondaire et du timing de désignation du syndic

Type : Jurisprudence — Deux arrêts
Date : 9 juillet 2026
Source : L' Officiel des Métiers
La Cour de cassation a rendu deux nouveaux arrêts le 9 juillet 2026. Le premier encadre les conditions de création et les pouvoirs du syndicat secondaire, rappelant que celui-ci ne peut exister que si le règlement de copropriété ou une décision unanime de l'assemblée générale l'a prévu, et que ses pouvoirs sont strictement limités à la gestion des parties communes spéciales. Le second précise le timing de désignation du syndic, en rappelant que le mandat du syndic en fonction court jusqu'à la désignation de son successeur, mais que l'AG doit se prononcer sur ce point dans un délai raisonnable.
🎯 Impact sur votre gestion

✅ Action concrète : Prenez connaissance de ces deux arrêts et intégrez-les dans votre documentation juridique. Pour les copropriétés de grande taille comportant des bâtiments distincts, vérifiez si un syndicat secondaire existe ou est en projet. Le cas échéant, assurez-vous que son existence est prévue par le règlement de copropriété ou a été votée à l'unanimité. Pour la désignation du syndic, planifiez toujours l'élection du nouveau syndic avant l'expiration du mandat en cours, en respectant un délai de convocation suffisant.

⚠️ Piège à éviter : Un syndicat secondaire créé sans base dans le règlement de copropriété ou sans décision unanime de l'AG est susceptible d'être contesté, avec pour conséquence l'annulation des décisions qu'il a pu prendre (budgets, travaux, etc.). De même, une AG qui tarde excessivement à désigner un nouveau syndic expose la copropriété à un vide de gestion. Le défaut de désignation dans un délai raisonnable peut ouvrir droit à la désignation d'un administrateur provisoire.

💡 Réflexe ou bonne pratique : Pour les ensembles immobiliers complexes, tenez un registre à jour des syndicats secondaires et de leur base juridique. Pour les passations de mandat de syndic, établissez un calendrier prévisionnel avec une marge de sécurité (convocation AG au moins 2 mois avant l'échéance). Anticipez les éventuelles difficultés de quorum.

Haute

Cass. 3e civ., 18 juin 2026, n°24-19.231 — effet cascade de l'annulation de la désignation du syndic

Type : Jurisprudence — Arrêt publié au Bulletin
Date : 18 juin 2026
Référence : Pourvoi n°24-19.231, 3e chambre civile, FS-B
Source : Analyse Me Kohen
Par cet arrêt publié au Bulletin, la troisième chambre civile consacre l'« effet cascade » de l'annulation de la désignation du syndic : si la désignation du syndic est annulée rétroactivement, ce dernier est réputé n'avoir jamais eu le pouvoir de convoquer l'assemblée générale. Par voie de conséquence, toutes les assemblées générales convoquées par ce syndic entre sa désignation annulée et le jugement d'annulation sont elles-mêmes susceptibles d'annulation, de même que les décisions prises lors de ces AG (budgets, travaux, désignations).
🎯 Impact sur votre gestion

✅ Action concrète : Vérifiez dès maintenant la régularité de la désignation de votre (ou vos) syndic(s) en fonction. Assurez-vous que la résolution de désignation a été votée à la majorité requise (article 25 pour le premier mandat, article 24 pour le renouvellement). Conservez les PV d'AG et les feuilles de présence attestant de la régularité du vote. Si un contentieux est en cours sur la désignation du syndic, évaluez le risque de cascade et anticipez les mesures conservatoires nécessaires (tenue d'une AG sous l'égide d'un administrateur provisoire le cas échéant).

⚠️ Piège à éviter : Les conséquences de cet arrêt sont redoutables : une simple erreur de majorité dans la désignation du syndic peut entraîner l'annulation en cascade de toutes les AG tenues pendant plusieurs années. Cela signifie que des budgets votés, des travaux approuvés, des contrats signés peuvent être remis en cause. Les copropriétaires contestataires disposent désormais d'un argument redoutable pour bloquer la gestion du syndicat. Ne négligez pas la vérification de la régularité formelle de la désignation.

💡 Réflexe ou bonne pratique : À chaque AG de désignation ou de renouvellement du syndic, faites vérifier la majorité applicable par un juriste avant le vote. Consignez précisément dans le PV le décompte des voix et la majorité appliquée. Pour les copropriétés où le syndic est en place depuis plusieurs années sans contestation, une « AG de validation » peut être organisée avec une résolution de ratification des actes du syndic, afin de purger le risque d'annulation en cascade. Documentez systématiquement cette procédure.

17. Technique du bâtiment et normes d'équipement

Moyenne

Norme NF P 82-751 — nouveau cadre de référence pour les ascenseurs dans les bâtiments neufs d'habitation

Type : Norme technique
Date : Publication récente
Référence : NF P 82-751 (remplace DTU 75-1)
Source : BatiActu · AFNOR
La nouvelle norme NF P 82-751 remplace l'ancien DTU 75-1 comme document de référence pour l'établissement du programme d'ascenseurs dans les bâtiments neufs à usage d'habitation (hors IGH). Elle précise les règles permettant de déterminer le type (charge, vitesse) et le nombre d'ascenseurs en fonction de la population du bâtiment, du nombre de niveaux desservis et des critères de qualité de service (temps de parcours, capacité de transport).
🎯 Impact sur votre gestion

✅ Action concrète : Pour les copropriétés en projet de construction ou de surélévation, assurez-vous que les bureaux d'études et maîtres d'œuvre intègrent la nouvelle norme NF P 82-751 dans leurs préconisations. Pour les copropriétés existantes, cette norme peut servir de référence dans le cadre d'une rénovation ou d'un remplacement d'ascenseur, même si elle est conçue pour le neuf. Les contrats de maintenance ascenseur devront être mis à jour pour tenir compte des évolutions normatives.

⚠️ Piège à éviter : La nouvelle norme ne remet pas en cause les installations existantes qui restent conformes aux règles en vigueur au moment de leur mise en service. Ne laissez pas un ascensoriste vous facturer une mise en conformité sans fondement juridique. Vérifiez que les prescriptions invoquées sont bien applicables à votre installation. Pour les bâtiments existants, les règles de sécurité applicables restent celles de l'arrêté du 18 novembre 1996 relatif aux ascenseurs.

💡 Réflexe ou bonne pratique : Tenez à jour votre documentation technique sur les ascenseurs. Lors du renouvellement des contrats de maintenance, demandez à votre ascensoriste une note sur l'impact de la nouvelle norme sur vos installations. Pour les projets de construction neuve, vérifiez dès le stade de l'avant-projet que le programme d'ascenseurs respecte NF P 82-751.

En bref

Deadline 31 juillet 2026 — rétrocession des colonnes montantes électriques à Enedis

La visite préalable au transfert des colonnes montantes électriques à Enedis doit avoir lieu avant le 31 juillet 2026. Passée cette date, la rétrocession votée en AG ne pourra être finalisée qu'après une nouvelle visite. Les copropriétés concernées doivent contacter Enedis sans délai si ce n'est pas déjà fait.

Deadline 31 juillet 2026 — transfert des canalisations de gaz (loi 3DS)

Les canalisations de gaz situées en amont des compteurs dans les parties privatives peuvent être transférées au réseau public jusqu'au 31 juillet 2026. Ce délai butoir de trois ans à compter de la loi 3DS concerne les canalisations n'ayant pas fait l'objet d'une notification ou d'une revendication de propriété par le syndicat des copropriétaires. Au-delà, le transfert ne sera plus possible.

Projet de loi Relance Logement — confort d'été dans les PPT

Le Sénat a introduit un amendement intégrant la notion de « confort d'été » dans les critères d'évaluation des plans pluriannuels de travaux (PPT). Cette mesure, si elle est confirmée par l'Assemblée nationale, rendra obligatoire la prise en compte des risques de surchauffe estivale dans les diagnostics et travaux de rénovation énergétique des copropriétés.

🎯 5 actions prioritaires à retenir cette semaine

  1. Vérifier la régularité de la désignation de vos syndics — l'arrêt du 18 juin 2026 sur l'effet cascade expose à des annulations en série. Organisez une AG de ratification si nécessaire.
  2. Réviser vos modèles de mise en demeure article 19-2 — chaque mise en demeure doit mentionner précisément la nature, le montant et l'exercice comptable. Une mise en demeure par exercice est obligatoire.
  3. Préparer les dossiers de rénovation énergétique pour le passage à la majorité simple prévu par le projet de loi Relance Logement (une fois promulgué). Identifiez les copropriétés bloquées.
  4. Contacter Enedis avant le 31 juillet 2026 pour les copropriétés concernées par la rétrocession des colonnes montantes électriques. Même urgence pour les canalisations de gaz (loi 3DS).
  5. Proposer aux copropriétés avec clause d'habitation bourgeoise d'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine AG l'interdiction des meublés de tourisme (majorité des deux tiers désormais validée par le Conseil constitutionnel).