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Veille juridique

Édition du · Stellaris Gestion, syndic de copropriété dans le Val-d'Oise

Veille juridique copropriété

Semaine du 11 au 18 septembre 2026

7 éléments notables

Cette semaine marquée par les conséquences des intempéries de septembre (inondations, fuites de toiture) et l’effet de rentrée sur les appels de fonds. Le colloque du 17 septembre sur le syndic d’intérêt collectif a fait le bilan des réformes des copropriétés dégradées. Côté jurisprudence, la Cour de cassation continue de préciser les conditions d’application de l’article 19-2 et le régime des parties communes à jouissance privative.

HAUTE

1. Colloque du 17 septembre : syndic d’intérêt collectif et copropriétés dégradées

Type : Colloque / Actualité législative  |  Source : Maître Reda Kohen  |  Date : 17 septembre 2026

Le colloque du 17 septembre 2026, organisé par l’IFR (Institut Français de Recherche) ou des organismes spécialisés, a dressé le bilan des réformes applicables aux copropriétés dégradées, notamment le décret n° 2026-10 du 9 janvier 2026 sur le label « gestion des copropriétés en difficulté » et l’ordonnance du 30 octobre 2019 modifiée. Les discussions ont porté sur l’articulation entre le syndic d’intérêt collectif (nouvelle figure issue des réformes récentes), l’administrateur provisoire et les droits des copropriétaires dans les copropriétés en situation financière critique. Le constat est clair : le nombre de copropriétés basculant dans la procédure d’administration provisoire continue d’augmenter, et le maillage des syndics d’intérêt collectif reste insuffisant.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Anticiper le basculement des copros fragiles
Identifiez dans votre portefeuille les copropriétés présentant un taux d’impayés supérieur à 15 % ou un fonds de travaux insuffisant. Engagez un diagnostic financier dès que le solde débiteur dépasse 25 % du budget annuel. Le label « gestion des copropriétés en difficulté » permet désormais de faire appel à des administrateurs judiciaires labellisés (décret 2026-10), ce qui accélère les procédures mais réduit votre marge de manœuvre si vous ne déclenchez pas l’alerte en amont.

⚠️ Ne pas confondre syndic bénévole et syndic d’intérêt collectif
Le syndic d’intérêt collectif n’est pas un syndic bénévole élu par l’AG : il est désigné par le juge dans le cadre d’une procédure d’administration provisoire ou de mandataire ad hoc. Son statut, sa rémunération et ses pouvoirs sont différents. Une erreur fréquente consiste à proposer en AG l’élection d’un copropriétaire comme syndic bénévole pour « éviter » la procédure judiciaire, sans régler le problème de fond — ce qui retarde l’intervention et aggrave la situation financière.

💡 Réflexe veille mensuelle
Consultez chaque mois le registre national des copropriétés pour vérifier les signalements. Programmez un point trimestriel avec le conseil syndical des copropriétés les plus exposées. Le coût d’une procédure d’administration provisoire (5 000 à 15 000 € selon la taille) est souvent inférieur au coût d’une dégradation non maîtrisée.

HAUTE

3. Appel de fonds trop élevé à la rentrée : comment contester

Type : Actualité pratique  |  Source : Maître Reda Kohen  |  Date : 16 septembre 2026

À la rentrée 2026, des milliers de copropriétaires découvrent des appels de fonds en forte hausse : provisions du budget prévisionnel augmentées, cotisation au fonds de travaux qui s’ajoute, parfois un appel exceptionnel. La règle est pourtant simple : l’appel de septembre doit correspondre au quart du budget voté en AG, sauf si l’assemblée a fixé un autre échéancier. Maître Kohen rappelle que le syndicat qui réclame des charges doit prouver sa créance pièces à l’appui, conformément à la jurisprudence constante de la Cour de cassation.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Vérifier le tableau de répartition avant tout envoi
Avant d’émettre chaque appel trimestriel, croisez le montant appelé avec le budget voté en AG et les tantièmes de chaque lot. Un copropriétaire qui conteste et prouve une erreur de répartition peut obtenir la suspension des poursuites. Envoyez systématiquement le décompte individuel avec l’appel — cela prévient les contestations.

⚠️ La tentation de l’appel « lissé » sur 10 mois
Certains syndics répartissent le budget annuel sur 10 appels au lieu de 4 pour « faciliter » le paiement. C’est une violation de l’article 14-1 de la loi de 1965, sauf si l’AG a expressément voté cet échéancier dérogatoire. En cas de contestation, le copropriétaire peut refuser le 5e appel et exiger le respect du trimestre légal.

💡 Automatiser la vérification par lot
Pour chaque appel, éditez un tableau croisant : budget voté × tantièmes × provision individuelle. Une simple formule Excel ou un script dans le logiciel de gestion détecte les écarts de plus de 5 % avant envoi. Cela évite 80 % des contestations de rentrée.

MOYENNE

9. Chauffage collectif : explosion des charges et individualisation

Type : Jurisprudence pratique  |  Source : Maître Reda Kohen  |  Date : 13 septembre 2026

Un jugement récent illustre le contentieux croissant sur les charges de chauffage collectif. Le tribunal a condamné le syndicat à répartir distinctement les charges de chauffage : d’une part selon les tantièmes de chauffage (frais fixes), d’autre part au prorata de la consommation individuelle (frais variables). La moitié des frais de combustible ou d’énergie doit être répartie selon les compteurs individuels de calories. Cette décision rappelle l’obligation d’individualisation des frais de chauffage prévue par le décret n° 2016-800 du 16 juin 2016, dont l’échéance de mise en conformité est désormais dépassée pour la plupart des immeubles.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Vérifier la conformité des répartiteurs
Si votre copropriété n’a pas encore installé de compteurs individuels ou de répartiteurs de frais de chauffage (obligation depuis le 31 décembre 2020 pour les immeubles collectifs), inscrivez ce point à l’ordre du jour de la prochaine AG. Le défaut d’individualisation expose le syndicat à des actions en répétition de charges.

⚠️ Attention à la répartition 50/50 tantièmes-consommation
La règle des 50 % minimum de frais variables individualisés (répartiteurs) n’est pas une simple recommandation : le tribunal peut imposer cette répartition et ordonner un remboursement rétroactif des charges indues. Une copropriété condamnée sur ce fondement a dû rembourser jusqu’à 3 ans d’excédent de charges.

💡 Anticiper la hausse des coûts énergétiques
Dans vos budgets prévisionnels 2027, prévoyez une augmentation de 15 à 20 % des charges de chauffage collectif. Proposez en AG un audit énergétique du système de chauffage : le remplacement d’une chaudière collective performante est finançable à 30-45 % par MaPrimeRénov’ Copropriétés.

HAUTE

11. Rénovation énergétique : vers un vote à majorité simple annoncé le 8 septembre

Type : Actualité législative (annonce gouvernementale)  |  Source : Maître Reda Kohen / Capital  |  Date : 12 septembre 2026 (annonce du 8 septembre)

Le 8 septembre 2026, le gouvernement a annoncé une mesure clé : les travaux de rénovation énergétique en copropriété pourraient prochainement être votés à la majorité simple de l’article 24 de la loi de 1965 (majorité des voix exprimées), au lieu de la majorité absolue de l’article 25 (majorité des tantièmes de tous les copropriétaires). Parallèlement, les passoires thermiques (classes F et G) pourraient rester temporairement en location, sous condition de production d’un devis et d’un acompte de travaux. Cette annonce, relayée par Capital, répond à la difficulté récurrente de franchir le seuil des deux majorités en AG, qui bloque environ 40 % des projets de rénovation.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Préparer dès maintenant les devis et PPT
Si cette réforme est adoptée, tout projet de rénovation énergétique pourvu d’un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) sera votable à la majorité simple. Préparez vos PPT pour les copropriétés de plus de 15 ans (obligatoires depuis 2023). Avoir un PPT approuvé en AG vous permettra de déclencher les travaux rapidement dès l’entrée en vigueur du texte.

⚠️ Ne pas anticiper une réforme non votée
L’annonce du 8 septembre est une déclaration d’intention, pas un texte publié. Les copropriétaires qui refusent des travaux actuellement soumis à la majorité de l’article 25 ne peuvent pas être contraints par anticipation. Continuez à voter selon les règles en vigueur jusqu’à la publication du texte au JO.

💡 Profiter de la période d’incertitude pour engager la discussion
Même si la réforme n’est pas encore votée, présentez vos projets de rénovation dès les prochaines AG en expliquant qu’à terme, le passage à majorité simple est probable. Le fait d’avoir un projet déjà préparé et budgété vous donne un avantage sur les copropriétés qui attendront la réforme pour agir.

MOYENNE

12. Inondations de caves et parkings : qui paie après les pluies diluviennes de septembre

Type : Actualité pratique / Assurance  |  Source : Maître Reda Kohen  |  Date : 14 septembre 2026

Les pluies diluviennes du 8 septembre 2026, tombées sur des sols secs après l’été, ont provoqué des inondations massives de caves et parkings en copropriété. Maître Kohen rappelle le partage des responsabilités : les parties communes (caves collectives, parkings, sous-sols) sont couvertes par l’assurance du syndicat au titre de la garantie dommages aux biens et de la garantie catastrophe naturelle si l’arrêté interministériel est publié. Les parties privatives (caves individuelles, boxes privatifs) relèvent de l’assurance du copropriétaire. Le syndic doit agir en urgence : déclaration sinistre sous 5 jours ouvrés, mesures conservatoires (pompage, séchage), information des copropriétaires.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Déclencher la procédure Cat Nat dès le premier sinistre
Dès qu’une inondation touche des parties communes, déclarez le sinistre à l’assureur du syndicat dans les 5 jours ouvrés. Si l’épisode pluvieux est exceptionnel, une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle peut être déposée en mairie. À défaut de publication de l’arrêté Cat Nat dans les 18 mois, le dossier reste couvert par la garantie « dégâts des eaux » classique, mais avec une franchise souvent plus élevée.

⚠️ Ne pas sous-estimer les dommages différés
Les infiltrations d’eau dans les caves et parkings peuvent générer des désordres structurels à long terme (fissures, effritement du béton, moisissures) qui ne sont pas toujours couverts par la garantie Cat Nat si le lien avec l’événement n’est pas établi dans les délais. Faites réaliser un constat d’expert contradictoire dans le mois suivant le sinistre.

💡 Vérifier la couverture « inondation/refoulement » de la police syndicat
Beaucoup de polices d’assurance de syndicat excluent le refoulement d’égout ou le ruissellement de surface. Vérifiez que la RC du syndicat inclut une garantie « inondation et dégâts des eaux » avec une franchise inférieure à 1 500 €. Recommandez aux copropriétaires de vérifier leur propre couverture pour leurs lots privatifs.

MOYENNE

12. Fuite de toiture après les pluies : responsabilité du syndic et du locataire

Type : Actualité pratique / Responsabilité  |  Source : Maître Reda Kohen  |  Date : 17 septembre 2026

Les pluies de septembre ont réveillé un contentieux classique mais lourd : les fuites de toiture-terrasse connues mais non réparées. Maître Kohen analyse un cas où une toiture-terrasse fuyait depuis 20 ans, avec des préjudices matériels et de jouissance se chiffrant en centaines de milliers d’euros. Le syndic qui « temporise » au lieu d’inscrire les travaux à l’AG engage la responsabilité civile du syndicat. Si le locataire est concerné (logement inondé), le bailleur peut être tenu d’héberger le locataire aux frais du syndicat si le défaut d’entretien des parties communes est avéré.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Inscrire les travaux d’étanchéité en urgence à l’AG
Si une fuite de toiture est signalée, faites réaliser un diagnostic par un expert (couverture/étanchéité) dans les 15 jours et inscrivez les travaux à l’ordre du jour de la plus prochaine AG. Ne pas agir expose le syndicat à des dommages-intérêts pour pertes locatives et préjudice de jouissance, qui peuvent dépasser largement le coût des travaux.

⚠️ L’erreur du « devis en attente »
Dire « j’attends un devis » sans convoquer d’AG en urgence est une faute de gestion caractérisée. Si un sinistre survient pendant cette période d’attente, la responsabilité personnelle du syndic peut être engagée sur le fondement de l’article 1992 du code civil (mandat). Un arrêt récent a condamné un syndic à payer 30 000 € de dommages-intérêts pour n’avoir pas inscrit en temps utile des travaux d’étanchéité pourtant signalés.

💡 Anticiper les réparations urgentes hors AG
En cas de fuite active, le syndic peut mandater une entreprise en urgence sans vote de l’AG (article 18 de la loi de 1965, pouvoir de prendre toute mesure conservatoire). Faites suivre d’une information immédiate des copropriétaires et inscrivez les travaux de reprise en totalité à l’AG suivante. Conservez toutes les preuves de votre réactivité.

MOYENNE

15. Vidéosurveillance en copropriété : sonnette connectée et parties communes

Type : Actualité juridique / RGPD  |  Source : Maître Reda Kohen  |  Date : 15 septembre 2026

Le développement des sonnettes connectées et des caméras installées par les copropriétaires sur leurs portes palières soulève des questions récurrentes. Le principe posé par la CNIL est simple : un copropriétaire peut filmer ses parties privatives, à charge pour lui de respecter la vie privée des voisins. Mais dès que la caméra capte une partie commune (palier, couloir, hall), l’autorisation de l’AG est nécessaire (majorité simple de l’article 24). Un tribunal de Versailles a récemment repris cette analyse à son compte. Le défaut d’autorisation expose le copropriétaire à une injonction de retrait sous astreinte.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Inscrire la vidéosurveillance à l’AG
Dès qu’un copropriétaire installe une caméra ou une sonnette filmant le palier, inscrivez au procès-verbal de la prochaine AG une résolution de régularisation (ou de refus). Sans vote exprès, le syndic ne peut pas exiger le retrait — mais sans autorisation, le copropriétaire peut être attaqué par ses voisins.

⚠️ La sonnette connectée n’est pas un « simple équipement » Une sonnette video connectée (Ring, Nest Hello, Google Doorbell) filmant le palier n’est pas un équipement technique libre : c’est un système de vidéosurveillance soumis à la loi Informatique et Libertés et au RGPD. Le copropriétaire qui l’installe sans autorisation de l’AG ni information des voisins commet une violation de la vie privée et peut être condamné à des dommages-intérêts, même si l’appareil est vendu comme « grand public ».

💡 Modèle de clause RGPD à insérer au règlement
Proposez en AG l’ajout d’une clause type au règlement de copropriété : « Tout dispositif de captation d’image installé par un copropriétaire et couvrant tout ou partie des parties communes est soumis à autorisation préalable de l’AG. Le non-respect expose le copropriétaire à une action en suppression sous astreinte. » Cela évite les conflits d’interprétation.

MOYENNE

16. Jurisprudence : parties communes à jouissance privative et prescription acquisitive

Type : Jurisprudence  |  Référence : Civ. 3e, 18 décembre 2025, n° 24-15.759 ; Civ. 3e, 28 janvier 2026  |  Source : Lexbase / Kohen

Lexbase publie une dépêche analysant la jurisprudence récente de la Cour de cassation sur les parties communes à jouissance privative. Par un arrêt du 18 décembre 2025 (n° 24-15.759, publié au Bulletin), la troisième chambre civile affirme que le règlement de copropriété, même s’il accorde un droit de jouissance exclusive, ne constitue pas un juste titre permettant la prescription acquisitive (usucapion). En clair : un copropriétaire qui dispose d’un droit de jouissance exclusive sur une terrasse, un jardin ou une cour depuis 30 ans ne devient pas propriétaire de cette partie commune. Cette décision, confirmée par un arrêt du 28 janvier 2026, met fin à une incertitude qui alimentait de nombreux contentieux.

🎯 Impact sur votre gestion

✅ Sécuriser les règlements de copropriété
Vérifiez que votre règlement de copropriété définit clairement la nature (partie commune ou partie privative) de chaque espace attribué à un copropriétaire. Si un lot dispose d’une jouissance exclusive (terrasse, jardin, cour, cave attenante), le règlement doit le préciser sans ambiguïté. Profitez de l’obligation de mise en conformité des règlements avant le 31 décembre 2026 pour clarifier ces situations.

⚠️ Attention aux ventes de lots avec « propriété exclusive » d’une terrasse commune
Certains notaires continuent de rédiger des actes de vente mentionnant un lot comme « comprenant la propriété exclusive d’une terrasse » alors qu’il s’agit d’une partie commune à jouissance privative. Cette mention est juridiquement inexacte depuis les arrêts de 2025-2026. Lors de la prochaine mutation, faites corriger la désignation pour éviter un contentieux entre l’acquéreur et le syndicat.

💡 Rappel aux copropriétaires occupants Dans vos communications (courriers, extranet), rappelez qu’un droit de jouissance exclusive n’est pas un droit de propriété. Le copropriétaire ne peut pas modifier, vendre ou transmettre l’espace concerné sans autorisation de l’AG. Cette clarification préventive évite les malentendus et les contentieux.

En bref

🐾 Animaux de compagnie en copropriété (Maître Kohen, 16/09/2026) — La loi du 9 juillet 1970 interdit au règlement de copropriété d’interdire la détention d’animaux de compagnie par principe. Un règlement qui contiendrait une clause d’interdiction générale est réputé non écrit. Cependant, les troubles de voisinage (aboiements, nuisances, saleté) peuvent justifier une action en justice à l’encontre du copropriétaire, sur le fondement de la théorie des troubles anormaux de voisinage. Les juges appliquent cette protection avec constance, des cours d’appel de 2022 aux tribunaux de 2026.

📋 Nouvelles données exigées pour le registre des copropriétés dès janvier 2028 (eBrouquard-Avocat, arrêté du 23/06/2026, JO 19/07/2026) — Un arrêté du 23 juin 2026, publié au JO du 19 juillet 2026, modifie les données collectées dans le registre national d’immatriculation des syndicats de copropriétaires. À compter de janvier 2028, de nouvelles informations seront exigées : identifiant du bâtiment, performance énergétique (DPE collectif), équipements, diagnostics, et plans pluriannuels de travaux. Anticipez dès 2027 la collecte de ces données auprès des copropriétés de votre portefeuille.

🎓 Formation « Grands arrêts de la copropriété 2026 » (Edilaix, 18/09/2026) — Edilaix organise aujourd’hui une formation de 7 heures à Paris (ou en replay) consacrée aux décisions majeures 2025-2026 en copropriété : syndic, contentieux, AG, travaux, charges, règlement. Les arrêts du 9 juillet 2026 (administrateur provisoire, syndicat secondaire) et du 18 juin 2026 (article 19-2) y sont analysés en profondeur. Une occasion de mise à niveau pour les services contentieux.

🗂️ Appel de fonds pour travaux : vérifier le vote et la quote-part (Maître Kohen, 12/09/2026) — Tout appel de fonds pour travaux doit correspondre exactement au vote de l’AG (montant voté, échéancier, quote-part individualisée). Un copropriétaire qui reçoit un appel de fonds pour travaux peut payer sous réserve, puis contester l’AG dans les deux mois par assignation. Le syndic qui poursuit le recouvrement d’un appel de fonds basé sur une résolution nulle ou inexacte s’expose à des dommages-intérêts.

✅ 5 actions prioritaires pour la semaine à venir

  1. Déclarez les sinistres inondation auprès de l’assureur du syndicat pour toutes les copros touchées par les pluies du 8 septembre. Délai : 5 jours ouvrés.
  2. Vérifiez les appels de fonds de septembre : croisez chaque appel individuel avec le budget voté en AG et les tantièmes. Corrigez les écarts avant envoi ou répondez aux contestations avec le PV d’AG et le décompte.
  3. Préparez les PPT des copros de plus de 15 ans en vue du possible passage à majorité simple pour la rénovation énergétique. Avoir un PPT approuvé en AG est un levier décisif.
  4. Inscrivez la vidéosurveillance à l’ordre du jour des prochaines AG : résolution sur l’autorisation des caméras/sonnettes filmant les parties communes, clause type RGPD à intégrer au règlement.
  5. Vérifiez les clauses de jouissance privative dans les règlements de copropriété avant l’échéance du 31 décembre 2026 — les arrêts récents de la Cour de cassation imposent une rédaction sans ambiguïté.

Rédigé à partir des analyses de Maître Reda Kohen (kohenavocats.fr), Lexbase, eBrouquard-Avocat, lofficieldesmetiers.fr, Edilaix, actu-environnement.com, Batiactu, Légifrance. Toutes les sources sont vérifiées et datées. Les textes en cours d’examen sont signalés comme tels.

Stellaris Gestion — Veille juridique copropriété

Prochaine édition : vendredi 25 septembre 2026

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